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Le sommeil par tranche d'âge

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Nouveau-né

Tout se joue durant les deux premières années.
C’est dans cette période que se met en place l’organisation du sommeil qui conditionne la manière dont le sujet dormira une fois adulte.

La structure du sommeil du nouveau-né est par conséquent très différente de celle qu’il aura aux autres étapes de sa vie. Même si les états du sommeil sont équivalents à ceux de l’adulte.

La durée totale du sommeil chez le nouveau-né sur 24 heures est d’environ 16 heures. Les cycles de sommeil sont également très nombreux et répartis sur toute la journée.

C’est aux alentours de trois mois que la structure du sommeil proprement dite, évolue de 2 à 4 stades.

Enfant

Si le sommeil des enfants comprend deux phases comme celui des adultes, le sommeil paradoxal et le sommeil lent, il convient néanmoins de s’adapter à ses nombreuses particularités :

  • l’enfant a besoin d’une plus grande quantité de sommeil que l’adulte : 10-11 heures pour les 6 à 12 ans.
  • La qualité se distingue de celle des parents : l’enfant, surtout en bas âge, a souvent plus de difficultés à gérer ses phases d’éveil nocturne, qui marquent le changement de cycles. Si l’adulte se rendort sans difficultés (et généralement sans s’en apercevoir), l’enfant a souvent du mal à se rendormir sans aide parentale.

Pourquoi ?
Parce que de la naissance à l’adolescence, la fonction sommeil continue de se développer et de se modifier en fonction des besoins de la croissance.

A noter que les parents jouent un rôle considérable dans ce processus, par exemple en habituant très tôt l’enfant à s’endormir ou se rendormir seul.

Adolescent

La caractéristique principale du sommeil « adolescent » est une diminution du sommeil lent profond. A la fois sur le plan quantitatif et qualitatif.

Cela s’explique notamment par une tendance physiologique (due à la période transitoire que l’adolescent traverse sur le plan physiologique) accentués par des facteurs sociaux eux aussi liés à cet âge : pression scolaire, opposition aux parents ou consommation télévisuelle et informatique.

Beaucoup de parents l’auront remarqué, dormir est rarement une priorité de l’adolescent. Une mauvaise hygiène de vie (alcool, cigarette) ou, à l’inverse, l’abus de sport, sont également des facteurs aggravants.

7 à 16 % des ados sont ainsi touchés par le syndrome de retard de phase (décalage du cycle de sommeil entraînant couchers et levers tardifs).

Or les conséquences sont parfois sérieuses : fatigue, baisse des performances et absentéisme scolaire mais aussi syndromes dépressifs avec risques suicidaires, fragilité psychologiques et somnolence excessive pouvant entraîner des accidents de la route.

Adulte

Le sommeil chez l’adulte s’organise en  fonction des différents stades du sommeil, identiques pour tous mais organisés de manière différente d’un sujet à l’autre.

Cette organisation dépend principalement des habitudes et besoins physiologiques des individus, les sujets n’étant pas égaux devant le sommeil.

Les habitudes se répartissent généralement entre deux catégories « lève-tôt »  et « couche-tard ».

Les premiers organisant leur sommeil autour d’un lever aux alentours des 5-6 heures du matin, les seconds en fonction d’une heure de coucher vers 2-3 heures.

Mais c’est surtout en fonction de la durée nécessaire de sommeil que s’organise le sommeil.
Entre 6 heures pour les « courts dormeurs », qui récupèrent plus vite, et 10 heures pour les « longs dormeurs ».

Personne âgée

Avec l’âge, le rythme veille-sommeil se modifie au gré des bouleversements physiologiques. Ce qui rend difficile la distinction entre sommeil normal et sommeil pathologique.

Ainsi chez la personne âgée, la répartition du sommeil sur 24 heures est bouleversée avec des phases de sommeil moins longues la nuit, compensées par du sommeil diurne (beaucoup de personnes âgées ressentent le besoin de faire des siestes).

Les décalages de phase sont également fréquents, ainsi que les troubles du sommeil (apnées, insomnies, syndrome des jambes sans repos) avec difficultés d’endormissement et éveils nocturnes plus nombreux et plus longs.

D’une manière générale, c’est toute l’architecture du sommeil qui se modifie au fur et à mesure du vieillissement, avec une disparition du sommeil profond et une diminution du sommeil paradoxal qui donnent au sujet cette impression de ne pas ou mal dormir.

Qu’est-ce que le sommeil ?

Le sommeil est une perte de conscience du monde extérieur (sans perte de la réception sensitive, ce qui le distingue du coma). Il s’accompagne d’une diminution progressive du tonus musculaire, survenant à intervalles réguliers.
L’alternance veille/sommeil est régie par l’un des cinq cycles fondamentaux communs à l’homme et à l’animal : le rythme circadien.

Contrairement aux idées reçues, le sommeil n’est pas un état continu mais est rythmé par différents cycles d’une durée de 90 à 110 minutes qui se succèdent de façon identique à raison de trois à quatre fois par nuit.
Ces cycles sont divisés eux-mêmes en trois stades : le sommeil lent, le sommeil à ondes lentes (ou sommeil profond) et le sommeil paradoxal.

Le sommeil paradoxal

Le sommeil paradoxal est une phase plus agitée au cours de laquelle interviennent 80 % des rêves (mais non leur totalité comme on a tendance à le croire).

Il intervient en fin de cycle de sommeil. Il s’accompagne de mouvements oculaires rapides et est très lié à l’activité onirique. Le cœur accélère ou ralentit et la respiration est irrégulière.

Cette phase, se répète toutes les 90 minutes et sa durée s’allonge avec la répétition des cycles de sommeil.

Le sommeil paradoxal permettrait un rééquilibrage mental et, selon certains spécialistes, favorise la maturation de nos comportements innés. Une manière d’adapter notre potentiel génétique héréditaire à l’environnement et de modeler notre personnalité.

La répartition de ces trois stades varie en général avec l’âge, la part du sommeil profond tendant à disparaître chez les personnes âgées. La proportion de sommeil paradoxal passe, elle, de 50 % chez le fœtus de 36 semaines à 20 % chez l’adulte.

Le sommeil lent

Le sommeil Lent comporte 2 stades, la somnolence et le sommeil léger, qui marquent le début du cycle de sommeil :

  • La somnolence, stade 1,

    correspond à l’endormissement. Elle est caractérisée par une réduction de la vigilance, du tonus musculaire et de la fréquence cardiaque.
    La durée d’endormissement normal est de 20 minutes. Au-delà, on peut déjà parler d’insomnie. Cette phase n’est pas perçue par le dormeur, sauf s’il en sort brusquement (exemple de l’endormissement lors de la conduite automobile).
  • Le sommeil léger, stade 2,

    occupe environ 50 % du temps de sommeil total. Le sujet est assoupi, mais il est encore très sensible aux stimuli extérieurs. Ainsi, à ce stade 2, la moitié des bons dormeurs et 80% des mauvais dormeurs pensent ne pas dormir.

Le sommeil à ondes lentes

Le sommeil à ondes lentes, correspond      aux      stades      3
et 4, c’est-à-dire à un sommeil profond.  Il  se  concentre  sur  les
3-4 premières heures de sommeil.

C’est la phase de sommeil qui permet la plus grande récupération, les signes vitaux se ralentissant tout en devenant réguliers. Si le dormeur ne peut atteindre ce stade, comme c’est le cas pour les insomniaques, il peut se sentir fatigué même après 10-12 h de sommeil.

Le sommeil profond occupe environ 100 minutes, qu’on soit gros dormeur ou pas. Mais il tend à diminuer avec l’âge au profit du sommeil léger.

Les grandes fonctions du sommeil

Plus que le fait de se reposer et de récupérer,   le   sommeil   est une fonction   indispensable   à   un développement physique, physiologique et psychologique harmonieux.

Il est indispensable à l’être humain.
Priver quelqu’un de sommeil, c’est le pousser à augmenter ses dépenses énergétiques, et l’affaiblir physiquement et psychologiquement.

Irritabilité, hypothermie, troubles de la perception, baisse de la vigilance et même délire… sont autant de désagréments causés par le manque de sommeil.

Les fonctions du sommeil restent paradoxalement mal connues. Il est difficile d’en décrire les troubles  avec objectivité,  tant  sont nombreux les variations individuelles, les appréciations subjectives (majeures chez l'insomniaque), le déficit de connaissances    médicales    et    de méthodes d’exploration permettant d’en reconnaître les différents dysfonctionnements.

Toutefois, on connaît quelques grandes fonctions :
  • Récupération de la fatigue physique (sommeil profond) : reconstitution des stocks énergétiques, des cellules musculaires et nerveuses, production d’hormones de croissance, régulation de la glycémie (manque de sommeil et obésité sont étroitement liés).
  • Récupération de la fatigue intellectuelle (sommeil paradoxal) : restauration des mécanismes d’apprentissage et de mémorisation.
  • Récupération de la fatigue psychologique : régulation de l’humeur, appréhension du stress.
  • Développement et restauration de l’immunité : stimulation des défenses immunitaires.
Bien dormir, c’est se préparer au mieux aux phases d’éveil, c’est bien vivre.

Le sommeil par tranche d’âge

Bien dormir et récupérer c’est d’abord bien connaître les caractéristiques de son sommeil et surtout ses besoins. C’est que ce que vous propose Alptis en vous expliquant « le sommeil par tranche d’âge ». Car les dormeurs ne sont pas tous égaux devant le sommeil. Particulièrement si l’on tient compte de leur âge.
En effet, si sa fonction reste la même tout au long de la vie, à chaque tranche d’âge, correspondent des cycles du sommeil différents pour lesquelles on distingue cinq grandes catégories : le sommeil des bébés, des enfants, des adolescents et enfin des adultes et des personnes âgées.
S’endormir, récupérer, gérer ses cycles du sommeil sont des problèmes bien différents selon que l’on soit un enfant ou une personne âgée. Alptis vous explique quelles sont les caractéristiques et problèmes liés aux cycles du sommeil mais aussi au manque de sommeil au sein de chaque tranche d’âge.

Les cycles du sommeil
Bien dormir c’est aussi connaître les caractéristiques du sommeil. La première chose à savoir est que le sommeil fonctionne par cycles successifs. Le sommeil se divise en trois phases, le sommeil paradoxal, le sommeil lent (qui comprend la somnolence et le sommeil léger), et le sommeil à ondes lentes ou sommeil profond, correspondant aux différents stades de l’endormissement et aux différentes fonctions remplies par le sommeil (récupérer, rêver…). Autant de phases qui se succèdent plusieurs fois tout au long de la nuit et au cours desquels le sujet alterne éveil et sommeil.



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