Passiflore
Vous avez dit liane ?
La Passiflore est une liane de la famille des Passifloracées dont l’espèce médicinale se distingue peu des nombreuses variétés (environ 500) cultivées pour leurs fleurs et leurs fruits. Elle pousse sur tout type de sol ou presque mais a besoin de soleil.
Un peu d’histoire :
La passiflore (ou fleur de la Passion) doit son nom à la forme de ses fleurs qui évoque la Passion du Christ : son pistil et ses pièces florales ressemblent à une couronne d’épines, ainsi qu’au marteau et aux clous de la Crucifixion. Les indiens d’Amérique du Nord l’utilisaient comme relaxant.
Propriétés :
Ses principes actifs découverts
au XIXe siècle ont des
propriétés calmantes, sédatives, anxiolytiques et spasmolytiques. La passiflore est particulièrement bénéfique sur la nervosité et les troubles du sommeil, en calmant notamment les spasmes gastro-intestinaux.
Usage :
Chez l’adulte, en cas de nervosité : 1 gélule matin et soir. En c a s de d i f f i c u l t é d’endormissement : 1 gélule au dîner et 1 au coucher.
Chez l’enfant de 6 à 15 ans : 1 gélule le soir avec un verre d’eau. En tisane : 1 cuillère à café de mélange séché dans 250 ml d’eau. 1 à 3 tasses pas jour.
Aubépine
Vous avez dit force ?
L’aubépine (Crataegus, du grec Kratos signifiant « force »), de la famille des rosacées, se présente sous forme de buissons épineux dont on utilise les baies et les feuilles séchées. On lui connaît une infinité de variétés s’hybridant spontanément entre elles.
Un peu d’histoire :
Pour les poètes, l’aubépine (ou épine blanche) est le symbole du printemps et de la pureté virginale. Ses buissons peuvent avoir une longévité de plusieurs siècles. Au Moyen-âge l’aubépine était très utilisée dans les pratiques liées à la sorcellerie.
Propriétés :
L’aubépine agit sur le système nerveux central. Son activité sédative permet d’atténuer les troubles liés à la nervosité tels que la s u r é m o t i v i t é,
les palpitations indépendantes d’affections cardiaques et les sensations d’oppression au niveau du cœur.
Cette action sur la nervosité le jour permet à terme de retrouver le calme une fois la nuit venue et prévient les troubles du sommeil.
Usage :
1 gélule matin et soir.
En tisane : 1 cuiller à café de mélange séché de feuilles, fleurs et baies dans 200 ml d’eau.
3 tasses par jour pendant une semaine.
Eschscholtzia
Vous avez dit force ?
Au départ l’eschscholtzia est une plante décorative très florifère (de la famille des Papaveraceae). Ses propriétés sont quasi identiques à celles de ses cousins, le pavot et le coquelicot.
Un peu d’histoire :
Sous ce nom imprononçable, hommage du poète Adelbert von Chamisso au botaniste russe Johann Friedrich Eschscholtz, se cache le « pavot de Californie » originaire de la côte Ouest des Etats-Unis et connu en Europe depuis le XIXe siècle.
Propriétés :
Ses vertus antispasmodiques favorisent la détente nerveuse et musculaire au cours de la nuit. On l’utilise donc pour lutter contre la nervosité et l’agitation au coucher, en cas de réveils nocturnes et de réveil matinal précoce, son principal alcaloïde n’étant pas toxique comme celui du pavot.
Usage :
2 gélules le soir.
En tisane : 1 cuiller de pétales séchés dans 250 ml d’eau à infuser 10 minutes.
Prendre 1 tasse avant le coucher.
Avertissement :
L’usage de l’eschscholtzia est réservé à l’adulte.
Verveine Officinale
Vous avez dit verveine ?
La verveine officinale (Verbena officinalis), à distinguer de la verveine odorante, est une plante herbacée de la famille des Verbénacées. Poussant sur les bords des chemins et même sur les décombres, on la prend souvent pour une mauvaise herbe.
Un peu d’histoire :
Plante magique chez les anciens, ses propriétés miraculeuses lui valurent le nom d’ « herbe à tous les maux ».
Les Romains pensaient même qu’elle pouvait ranimer un amour éteint. Au Moyen-Age, elle entrait dans la composition des philtres pour jeter des sorts ou protéger du mauvais œil.
Propriétés :
Réputée depuis des siècles
pour ses nombreuses vertus médicinales, elle contient des substances sédatives, digestives, fortifiantes et surtout antinévralgiques.
Préconisée contre le stress et les troubles gastro-intestinaux qui y sont liés, elle est donc très recommandée pour lutter contre les troubles du sommeil liés à l’anxiété.
Usage :
On la trouve sous deux formes, en sachet tout préparé pour la tisane bien sûr, mais également au
détail (feuilles séchées), chez l’herboriste par exemple.
Utilisable en infusion classique à raison de 2 à 3 tasses par jour. A prendre avant le coucher en cas de trouble du sommeil pour trouver le calme propice à l’endormissement.
Camomille sauvage
Vous avez dit Camomille ?
Il existe plusieurs variétés de camomille dont la camomille sauvage (dite aussi camomille vraie ou camomille allemande). C’est une plante herbacée de la famille des Astéracées. On la trouve partout en Europe occidentale dans les sols secs jusqu’à 1.000 m d’altitude.
Un peu d’histoire :
« Plante du soleil » pour les Egyptiens, elle a toujours été utilisée contre les courbatures, les fièvres ou les troubles féminins (d’où son nom savant de Matricaria recutita). Autrefois, les médecins la prescrivaient à doses très concentrées et en tisanes épaisses.
Propriétés :
Comme le tilleul ou la verveine, la camomille est un classique de la phytothérapie. Elle facilite la digestion et soulage douleurs diverses (courbatures, maux de dents et de tête, règles douloureuses) et troubles d’origine spasmodique. Mais ses propriétés apaisantes aident surtout à lutter contre les difficultés d’endormissement, les herboristes y voyant à dose modérée un remède contre l’insomnie.
Usage :
En infusion (sachet ou 4 à 8 fleurs de camomille par tasse). Deux à quatre tasses par jour, après les repas de préférence ou avant le coucher.
Avertissement : la camomille peut entraîner des effets allergiques, notamment sous forme d’huile essentielle.
Fleur d'oranger
Vous avez dit fleur d'oranger ?
La fleur d’oranger est en fait issue du bigaradier (Citrus Aurantium), une des nombreuses variétés d’oranger, aux fruits amers, qui s’épanouit surtout en climat méditerranéen. Ce sont ses fleurs fraîches qui permettent de distiller l’essence de fleur d’oranger.
Un peu d’histoire :
L’oranger est connu depuis l’Antiquité, originaire d’Inde puis importé au Moyen Orient. Les croisés le répandirent en Italie et en Provence et les Arabes en Espagne au XIIe siècle.
Dans les pays d’Orient, la fleur d’oranger est le symbole de la douceur et de la virginité et entre dans la composition des bouquets de jeunes mariées.
Propriétés :
En plus de ses qualités gastronomiques et parfumantes, la fleur d’ oranger a
de nombreuses propriétés médicinales : efficace pour faciliter la digestion, notamment grâce à ses vertus antispasmodiques, elle a surtout des propriétés sédatives et apaisantes, puisqu’elle permet de réduire la nervosité des enfants comme des adultes, notamment en cas de troubles du sommeil.
Usage :
L’infusion de base de fleur d’oranger (5 pétales de fleur ou deux cuillers à soupe d’eau de fleur d’oranger dans 250 ml d’eau bouillante) est souvent préférée, contre l’insomnie, à la valériane, plus efficace, mais au goût moins agréable.
Valériane
Vous avez dit Valériane ?
La valériane (Valerianas Officinalis) aime les sols humides et riches en minéraux mais ne pousse pas en altitude. Ses principes actifs se situent dans ses souches et racines.
Un peu d’histoire :
Appelée « Phu » par les grecs ou « herbe à chats », cette plante très odorante, originaire d’Europe et d’Asie du Nord, a longtemps servi à soigner les troubles épileptiques.
Propriétés :
La Valériane, qui entre dans la composition de nombreux sédatifs, doit à ses propriétés le surnom de Valium végétal. Elle calme deux types de troubles à l’origine de l’insomnie: l’agitation nerveuse et les spasmes de toute nature. Mais les études sont contradictoires quant à l’immédiateté de son efficacité, probablement optimale après 15 jours de cure.
Usage :
Ce sont les souches et racines de la plante qui possèdent des propriétés sédatives. Contre les troubles du sommeil, en infuser entre 2 et 3 g (5 à 10 min) dans 150 ml d’eau bouillante.
Prendre une tasse avant le coucher. Contre l’anxiété, prendre la même préparation tout au long de la journée (1 à 5 fois par jour).
Avertissement : En raison de son effet sédatif, il est déconseillé de conduire un véhicule après la prise de valériane. Par ailleurs, il
est nécessaire de ne pas trop prolonger les cures et de
les interrompre régulièrement pendant 15 à 20 jours.
Tilleul
Vous avez dit tilleul ?
Originaire d’Europe, cet arbre parfois millénaire. Les fleurs du tilleul commun (Tilia xeuropaea L.) pour la confection de tisanes. Ces tisanes à base de tilleul sont les plus répandues en France.
Un peu d’histoire :
Le Tilleul a longtemps eu un caractère sacré, notamment dans les trois grandes mythologies antiques (gréco-romaine, germanique et égyptienne) notamment à cause de son extraordinaire longévité.
Propriétés :
Le tilleul est connu pour son efficacité contre la nervosité et les troubles du sommeil, car sa fleur a un effet apaisant. Mais elle peut être également utilisée contre les douleurs de type courbatures et pour faire baisser la fièvre notamment chez les enfants. A noter que l’écorce du tilleul est d’un tout autre usage (effet drainant) que sa fleur !
Usage :
3 à 5 fleurs par tasse, infusées pendant 5 minutes. A prendre avant le coucher.
Avertissement : Paradoxalement, lorsqu’il est consommé à trop forte dose, le tilleul peut avoir un effet excitant.
Le sommeil paradoxal
Le sommeil paradoxal est une phase plus agitée au cours de laquelle interviennent 80 % des rêves (mais non leur totalité comme on a tendance à le croire).
Il intervient en fin de cycle de sommeil. Il s’accompagne de mouvements oculaires rapides et est très lié à l’activité onirique. Le cœur accélère ou ralentit et la respiration est irrégulière.
Cette phase, se répète toutes les 90 minutes et sa durée s’allonge avec la répétition des cycles de sommeil.
Le sommeil paradoxal permettrait un rééquilibrage mental et, selon certains spécialistes, favorise la maturation de nos comportements innés. Une manière d’adapter notre potentiel génétique héréditaire à l’environnement et de modeler notre personnalité.
La répartition de ces trois stades varie en général avec l’âge, la part du sommeil profond tendant à disparaître chez les personnes âgées. La proportion de sommeil paradoxal passe, elle, de 50 % chez le fœtus de 36 semaines à 20 % chez l’adulte.
Le sommeil à ondes lentes
Le sommeil à ondes lentes, correspond aux stades 3
et 4, c’est-à-dire à un sommeil profond. Il se concentre sur les
3-4 premières heures de sommeil.
C’est la phase de sommeil qui permet la plus grande récupération, les signes vitaux se ralentissant tout en devenant réguliers. Si le dormeur ne peut atteindre ce stade, comme c’est le cas pour les insomniaques, il peut se sentir fatigué même après 10-12 h de sommeil.
Le sommeil profond occupe environ 100 minutes, qu’on soit gros dormeur ou pas. Mais il tend à diminuer avec l’âge au profit du sommeil léger.
Les plantes qui aident à dormir
Face à vos problèmes pour bien dormir ou vos difficultés pour trouver le sommeil, Alptis vous propose conseils pratiques et analyses. Parmi les méthodes pour bien dormir, avant de faire appel à la pharmacie traditionnelle, il peut être utile de recourir aux méthodes douces telles que la phytothérapie.
Alptis se propose de passer en revue et d’étudier pour vous les nombreuses plantes médicinales aux vertus apaisantes ou somnifères et disponibles dans toute bonne herboristerie. Passiflore, Aubépine, Eschoschltzia, Houblon, mais aussi Verveine officinale, Camomille sauvage, fleur d’oranger, Valériane, Tilleul, autant de plantes aux vertus différentes, à associer ou non, qui vous permettront d’éliminer ces petits tracas (stress, problèmes de digestion…) qui vous empêchent de bien dormir. Et tout en retrouvant le sommeil, de retrouver énergie et décontraction. A vous de trouver celle qui vous conviendra le mieux.
Les cycles du sommeil
Bien dormir c’est aussi connaître les caractéristiques du sommeil. La première chose à savoir est que le sommeil fonctionne par cycles successifs. Le sommeil se divise en trois phases, le sommeil paradoxal, le sommeil lent (qui comprend la somnolence et le sommeil léger), et le sommeil à ondes lentes ou sommeil profond, correspondant aux différents stades de l’endormissement et aux différentes fonctions remplies par le sommeil (récupérer, rêver…). Autant de phases qui se succèdent plusieurs fois tout au long de la nuit et au cours desquels le sujet alterne éveil et sommeil.
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